Rance: de la solitude à l’espoir

Rance est un jeune garçon de 10 ans originaire du Pérou qui n’a jamais connu de situation familiale stable et chaleureuse. De nombreux événements négatifs l’ont amené à connaître l’insécurité, la négligence et toutes sortes d’errances. Jusqu’à ce qu’il puisse heureusement être accueilli chez NPH Pérou.

Rance est né et a grandi à Huánuco, une petite ville du centre du Pérou, dans un quartier dangereux où il entendait souvent des coups de feu et était témoin de violence dans les rues. Mais il n’était pas plus en
sécurité à la maison.

En effet, il vient d’un foyer brisé, marqué par le comportement violent de son père alcoolique. La terreur domestique a engendré une situation familiale difficile et beaucoup de pauvreté, de négligence et de mauvaises conditions de vie pour lui. Il n’allait pas à l’école, car il devait s’occuper de son petit frère Marlon ! Célébrer Noël était bien sûr
inimaginable

Rance a vécu avec ses parents jusqu’à l’âge de 5 ans. Mais ensuite, Marlon et lui ont déménagé dans divers lieux, et pas toujours avec un résultat positif. Les deux frères étaient dans un processus d’adoption qui s’est mal terminé. Enfin, en
février 2021, ils sont arrivés de Lima au village d’enfants de NPH Pérou. Selon ses propres mots, Rance ne s’est jamais senti aussi calme, sûr et heureux que chez NPH.

Jusqu’ici il n’avait jamais pu vivre la magie de Noël, mais il sent que ce Noël sera inoubliable et différent. Ce qu’il compte demander au Père Noël ? « De pouvoir rester chez NPH Pérou très longtemps, avec mon petit frère ! ».

Le fait que Rance puisse enfin profiter de Noël comme tout enfant le mérite rend cette histoire tout simplement magique. Et pour que de telles histoires deviennent réalité, nous avons vraiment besoin du soutien de nos donateurs. C’est la seule façon pour nous d’offrir l’espoir d’un avenir meilleur à d’autres enfants comme Rance.

Chicas poderosas et Hombres de honor

Chaque année, le 11 octobre est la Journée mondiale de la fille, célébrant les droits et libertés des filles.

Chicas poderosas

Chez NPH, nous attachons une grande importance aux droits de tous les enfants. Il y a quelques années, nous avons donc lancé un programme spécifique pour les filles : « Chicas Poderosas », qui signifie « filles indépendantes ». Et c’est bien là l’objectif : les soutenir et leur permettre d’exploiter pleinement leur potentiel et de défendre leurs droits. Pour ce faire, nous organisons, entre autres, des discussions, des ateliers et des excursions.

Girls throwing flowers in the air
Hombres de Honor

NPH Honduras a lancé un programme similaire pour les garçons, « Hombres de Honor », « hommes d’honneur ». L’objectif est de leur offrir un espace sûr où ils peuvent s’exprimer, parler ouvertement de leurs expériences et s’informer sur les questions qui les concernent.

L’expérience de Yamileth pendant la période de confinement

Après cette longue et difficile période de confinement, les populations d’Amérique latine et d’Haïti aspirent à la liberté, bien que la situation soit encore très fragile. Les enfants qui sont avec nous sont conscients de la chance qu’ils ont de pouvoir grandir dans l’environnement sûr de nos villages d’enfants ou dans leur propre famille, avec le soutien nécessaire.

Yamileth, qui vit dans le village d’enfants de NPH Salvador, en témoigne. Elle a été recueillie chez nous à l’âge de 7 ans, car sa grand-mère ne pouvait pas s’occuper d’elle.

Yamileth vous a écrit une lettre pour vous raconter comment sa vie a pris un tournant positif chez NPH, ce qu’elle a fait pendant le confinement et quel impact vous avez en tant que donateur:

Bonjour tout le monde,

Je m’appelle Yamileth et j’ai 19 ans. Je suis actuellement dans ma 2e année de service et je m’occupe d’un groupe de filles. Je suis arrivée dans le village d’enfants de NPH Salvador en 2008, à l’âge de 7
ans. J’entrais à l’école primaire.

Je fais partie de cette grande famille parce que ma famille biologique n’a pas les moyens de m’offrir une éducation et des soins médicaux. Je sens vraiment que je fais partie de la famille NPH et c’est une chance incroyable de pouvoir faire des études. Grâce à NPH, j’ai appris à grandir avec des valeurs et j’ai réussi ma 9e année (*) et j’ai obtenu un diplôme d’études secondaires. Dans quelques mois, je commencerai l’université. Je suis très reconnaissante envers la famille NPH pour toutes les chances que mes éducateurs et les donateurs me donnent. Grâce au grand travail d’amour du père Wasson, la vie de nombreux jeunes de NPH a changé.

Pendant le confinement, nous avons fait beaucoup d’activités dans le village d’enfants : du sport, des après-midi et des soirées récréatives, des cours de zumba et des activités organisées par les tíos (**). Dans les maisons des filles, nous avons également organisé de petits ateliers beauté, comme des manucures et des coiffures. Ce qui m’a le plus plu, c’est d’aider les filles de la maison où je donne un coup de main. Cela me donne beaucoup de satisfaction d’aider de toutes les manières possibles. C’est agréable de voir un petit frère ou une petite soeur réussir. Nous regardons également des films, nous faisons des travaux manuels, lisons, jouons à des jeux de société et assistons à des ateliers sur l’importance des soins personnels pour prévenir la propagation de la pandémie, comme le lavage des mains.

Avoir des padrinos (***) est une bénédiction, car ils nous donnent une seconde chance dans la vie. Ce sont comme des anges qui s’assurent que nous ayons tout ce qui est nécessaire à notre épanouissement personnel. Ils font un grand travail d’amour et de charité parce que leurs pensées et leurs actions nous sont spécialement adressées.

Les donateurs sont comme une seconde famille pour moi, car ils jouent un rôle très important dans nos vies et nos coeurs. Merci pour votre amour et vos attentions envers nous !

Explications :

(*) En Amérique latine, l’école primaire compte 9 années (la 9e année est donc similaire à la 3e secondaire en Belgique). (**) Tío ou tía signifie littéralement « oncle » ou « tante » en espagnol. C’est le nom que nos enfants donnent à leurs éducateurs.
(***) Padrino signifie littéralement « parrain » ou « marraine » en espagnol. Les enfants l’utilisent également comme
nom pour « ange gardien », « donateur », « ami de NPH ».

La lettre en espagnol :

Noël dans nos villages d’enfants

L’aspect « famille » est très important pour nos enfants, surtout à Noël. Certains sont nostalgiques de leurs parents et de leur famille, mais ils sont également heureux de pouvoir fêter Noël avec leur famille NPH. Cette année, le coronavirus a rendu la vie des enfants plus difficile encore. Raison de plus pour faire à nouveau briller leurs yeux de bonheur à Noël.

Noël est la fête de la lumière et de l’espoir dans nos villages d’enfants, même si les choses seront un peu différentes cette année. Normalement, les enfants interprètent durant 10 soirs l’histoire de Marie et de Joseph cherchant un refuge.

Pendant 9 soirs, toutes les portes restent closes, mais la veille de Noël, heureusement, une porte s’ouvre. Ils sont alors tous les bienvenus pour se réchauffer, déguster un repas de fête et célébrer la messe de minuit dans notre « auberge ».

Mise à jour sur l’ouragan Iota qui ont frappé l’Amérique latine

Depuis la semaine dernière, l’ouragan Iota a causé de nombreux dégâts en Amérique centrale. Le nombre de morts est monté à plus de 30. Après son passage au Nicaragua, l’ouragan s’est transformé en tempête tropicale. Elle a provoqué des glissements de terrain et a fait des milliers de sans-abris, dans les mêmes zones où l’ouragan ETA avait causé beaucoup de dégâts deux semaines auparavant.

Heureusement, nos villages d’enfants au Honduras et au Nicaragua ont eu de la chance et n’ont signalé aucun dégât. Les enfants et le personnel sont également indemnes et en sécurité.

Nous avons immédiatement prêté main forte en faisant don de 1200 kilos de nourriture pour soutenir les personnes affectées au Honduras. Nos enfants organisent en ce moment une collecte de vêtements pour les victimes de la tempête tropicale.

le Comedor Infantil en pleine crise du coronavirus

Au Comedor Infantil de Talanga, ouvert depuis 2009, la cuisinière Marlen, 50 ans, cuisine tous les jours pour les enfants. Mais l’endroit est bien plus qu’une cantine. Outre les repas nutritifs, les enfants bénéficient également d’un soutien scolaire.

C’est un lieu sûr où un personnel formé les accompagne dans divers projets en fonction de leur âge et leur offre une gamme de services, tels que des services psychologiques et des soins dentaires. L’aide du village d’enfants au Honduras y est essentielle.

En 2020, par exemple, NPH Honduras leur a fait don de 49 colis alimentaires, a distribué des vitamines et des médicaments antiparasitaires et a fourni un nouveau réfrigérateur, des meubles et des uniformes et fournitures scolaires.

Pendant la pandémie du coronavirus, le soutien inconditionnel aux communautés comme Talanga est indispensable.

Marlen, le cuisinier du Comedor Infantil

Marlen témoigne : « Beaucoup de ces enfants n’ont pas de parents. Pour se nourrir, ils coupent et vendent du bois, parfois sous la pluie battante. Il y a des enfants qui cherchent des vêtements dans les poubelles et essaient de les vendre pour un demi-dollar afin d’acheter un œuf et un jus ».

Le comedor fait ce qu’il peut pendant la crise du corona. Ensemble, nous pouvons faire la différence pour les plus vulnérables. Nous avons absolument besoin de votre aide !

Merci d’avance.

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